Quel est le rôle du kinésithérapeute à l’Ehpad la Villa de Rimiez ?

La Villa de Rimiez disposant de 2 kinésithérapeutes salariés à mi-temps, la relation avec les autres professionnels, et avec les résidents est privilégiée, comparé aux kinésithérapeutes libéraux, qui n’interviennent que ponctuellement auprès des patients/résidents. L’organisation mise en place au sein de l’établissement, la présence des kinésithérapeutes est à la journée ce qui permet un suivi dans l’accompagnement des résidents. Egalement, cela permet sur un temps partiel de compléter son activité et d’être complémentaires entre les 2 kinés dans le centre, ce qui est profitable lorsqu’il y a un quelconque besoin d’aide, ils peuvent intervenir sans prise de rendez-vous préalable.

Kiné avec résidente

Le rôle primordial du kinésithérapeute est de maintenir ou de conserver les capacités motrices de chaque résident. Pour les résidents autonomes à la marche, le but va être de maintenir le plus longtemps possible ces aptitudes, à l’aide d’exercices physiques.  Pour les personnes en perte d’autonomie à la mobilité , des soins et exercices vont être réalisés pour éviter la perte musculaire ou des rétractions ne se développent, dû au fait d’une position assise prolongée.

Je m’adapte en fonction de leur dépendance afin que leur autonomie soit conservée au maximum.

 

Le kinésithérapeute joue un rôle déterminant, lors de l’arrivée du résident, c’est lui qui réalise un bilan de ces capacités motrices. Cette évaluation des capacités motrices restantes, en réalisant des exercices définis par Romain permet ensuite d’adapter les aides techniques si nécessaire en collaboration avec l’ergothérapeute et de définir les besoins des séances de kinésithérapie. Le kiné a un rôle de thérapeute en lien avec l’équipe pluridisciplinaire et plus particulièrement avec la maitresse de maison soignante de l’unité dont elle organise le prendre soin du résident .

Quel parcours et formation pour devenir kinésithérapeute ?

Romain est présent au sein de la Villa de Rimiez depuis juillet 2020 à temps partiel (lundi, mercredi, vendredi après-midi).

Après l’obtention de son bac, il a effectué une première année de médecine, puis est entré dans l’institut de formation de kiné de Nice. À la fin de sa quatrième année, il a répondu à  l’annonce de la villa de Rimiez pour un poste de kinésithérapeute à mi-temps.

  • En effet, celle-ci souhaitait mettre en place un salariat et ne plus avoir uniquement en tant que libéral. De plus, au niveau des résidents cela permettait aient  un suivi beaucoup plus complet et des échanges plus fréquents.

C’est ce que recherchait Romain, car au cours de sa licence, il a pu effectuer des stages en rééducation auprès des sportifs, en pédiatrie, et il s’est rendu compte que le public qui lui convenait le mieux était auprès des personnes âgées. Car Romain apprécie dans son métier de préserver au maximum l’autonomie du résident et surtout la relation humaine qu’il crée avec les résidents à les stimuler dans les exercices proposés.

Il a donc postulé et 1 mois plus tard, dès la réception de son diplôme, son contrat commençait, c’est qui permet à Romain d’avoir une activité libéral et salariale .

J’ai eu la chance d’avoir trouvé un poste avant même d’être diplômé ! 

Quelles sont les différents exercices proposés et quels sont leurs bienfaits ?

Mise en place d’activités individuelles et collectives

Au sein de la Villa de Rimiez, les kinésithérapeutes proposent des séances individuelles et collectives aux résidents.

activité de gym

     Atelier gymnastique

Quatre ateliers collectifs d’une heure sont organisés au cours de la semaine, en fonction des groupes et des unités. Cela peut être des ateliers de gymnastique douce ou de prévention de chutes.

Au niveau individuel, les exercices les plus réalisés sont ceux de verticalisation ou de marche. En fonction des résidents et de leur pathologie, le kinésithérapeute choisit une aide technique qui lui permette de se lever. Le but est de trouver la bonne aide technique sécurisée qui permet de stimuler le résident sans le mettre en danger.

« Il est primordial de conserver cet équilibre. En effet, si nous ne pensons pas aux conséquences, en faisant marcher un résident, car cela lui permet de travailler ses jambes, mais qu’il y a un risque de chute derrière, l’exercice n’a plus aucun intérêt. »

Ces activités telles que la verticalisation engendrent des bienfaits considérables sur le résident, que ce soit au niveau psychologique, urinaire, pulmonaire, cardiologique, musculaire ou osseux. Cela permet une réactivation de tout le système et il est essentiel de le faire, même auprès des résidents ayant de moins en moins de capacités.

 

Suivis des évolutions

  • Au fur et à mesure des interventions, des progrès sont observés sur de nombreux résidents. Il s’agit d’une excellente nouvelle car le but premier est principalement de conserver au maximum leurs capacités, ou de freiner leur régression.

Au début, cela peut parfois être frustrant car les progrès ne sont pas forcément observables, mais dès lors que leur perte d’autonomie réussit à être ralentie, cela peut déjà être considéré comme une petite victoire.

  • Pour l’établissement, un bilan est réalisé 6 mois après l’arrivée de chaque résident. Cela permet de d’évaluer ces capacités motrices et de déterminer un accompagnement adapté à ses besoins. Chaque bilan semestriel ou annuel est évoqué en équipe pluridisciplinaire lors du STAFF résident.

« Nous communiquons en permanence avec les professionnels soignants afin qu’ils soient informés des avancées ou modifications thérapeutiques. Tout changement concernant l’état de santé des résidents est notifié dans son dossier de soin informatisé et communiquer aux équipes soignantes ».

La clé de la réussite ?

La proximité avec les résidents.

Si les kinésithérapeutes ne créaient pas un lien de confiance avec les résidents, la relation sera plus difficile pour demander aux résidents de se mobiliser. En revanche, si la relation de confiance est établie, il sera plus facile demander aux résidents de faire des efforts et les séances seront plus bénéfiques. Le kinésithérapeute en Ehpad à principalement une fonction biologique, psychologique et sociale.

« Nous devons trouver les mots qui les motivent, et qui leur permettent de nous faire confiance. Nous nous sommes rendu compte que plus nous nous intéressions à leur vie, mieux ils nous le rendaient. »

En 3 mots, pourquoi Romain SCHEIT aime-t-il son métier au sein de la Villa de Rimiez ?

« J’aime mon métier car je me sens utile. J’aime le lien que l’on entretient avec les personnes âgées, entendre leurs histoires et leur vécu. À la Villa de Rimiez, je considère tous les résidents comme mes grands-parents. D’ailleurs, j’entretiens une relation très fusionnelle avec ma grand-mère, c’est peut-être de là qu’est née mon envie de travailler auprès des anciens. »